Troisième pilier : Le plan préventif, épargner à son esprit des informations anxiogènes et innutile
L’intervention thérapeutique sur le corps (1er pilier) va stimuler des sensations de réancrages qui activent des désirs et des idées (2è pilier). Une fois ce processus en route, tu trouveras l’énergie et la stabilité qui te permettront de passer une vitesse supplémentaire : choisir ce qui mérite de rentrer dans ton esprit.
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Le plan préventif est une conséquence des plans somatifs et perceptifs
Le plan préventif s’impose presque naturellement lorsque les effets du plan somatif — réactivation d’un processus de rétablissement — et du plan perceptif — passage à l’action — sont engagés. Retrouver ses “paramètres d’usine” conduit alors à rehausser son seuil d’intolérance ou de résistance au stress. Or, de nombreuses informations qui nous parviennent sont stressantes, tandis que d’autres peuvent nous enfermer dans des croyances ou des représentations limitantes de nous‑mêmes. Il devient nécessaire de faire du ménage…
Protéger son esprit, c’est choisir ce qui mérite d’y entrer.
Redonner confiance à son intelligence…
L’intelligence et la surcapacité d’adaptation ne font pas toujours bon ménage. Ta tendance à te suradapter à chaque situation a sans doute semé du trouble en toi. À force de t’ajuster aux attentes extérieures, tu as fini par négliger la confiance que tu pouvais accorder à ton intelligence — celle qui t’emmène souvent sur des chemins non conventionnels, subtils, complexes et créatifs. Redonner sa place à ton intelligence, c’est la réactiver, lui faire confiance, puis te permettre enfin de te manifester pleinement.
L’intelligence, ce n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on fait quand on ne sait pas.
Ton meilleur médecin, c’est toi…
Tu consultes certainement des médecins, mais le meilleur d’entre eux, c’est toi. Tu vis avec toi-même du matin au soir et du soir au matin : toi seul peux choisir de ralentir ou d’accélérer, de t’écouter ou, parfois, de te pousser un peu. Toi seul peux décider de ce qui te nourrit ou t’épuise, d’écarter ceux qui te “pompent l’air”, d’imaginer des solutions nouvelles. Ne compte pas sur les autres pour te sauver alors que tu disposes déjà de ressources puissantes en toi.
Ce que tu cherches te cherche. » — Rumi, Divân-e Shams
Se déconstruire des étiquettes psychiatriques…
Pour certains, le parcours psychiatrique a façonné une partie de ce que tu penses de toi. Si la question « Qui suis‑je quand je ne me définis pas par un diagnostic ? » reste sans réponse, alors un espace immense s’ouvre devant toi, à condition de passer à l’action. On ne peut déconstruire ce qui fait office d’identité sans reconstruire quelque chose de nouveau. La prise de conscience constitue le premier pas vers une véritable remise en question.
On ne guérit jamais de ce que les autres disent de toi, on guérit en redevenant soi.
Choisi ce qui mérite de rentrer dans ton esprit…
Chaque jour, nous sommes assaillis par des milliers d’informations, qui ne représentent pourtant qu’une infime particule de tout ce qui circule dans le monde. Cela montre à quel point notre cerveau est limité et facilement influencé dans sa manière de traiter les données qui nous façonnent. Ainsi, sélectionner ses informations — voire se priver volontairement de certaines — contribue à améliorer l’écologie de ton esprit.
« Ce n’est pas l’abondance de l’information qui éclaire, mais sa juste sélection. » — Edgar Morin
La libération n’est pas un acte « magique », mais un processus de transformation




