Problème / difficulté : Carlo, 52 ans, directeur d’EMS et coureur de fond assidu, consulte en raison de douleurs situées dans le bas du dos, les pieds et la nuque.
Bilan morpho‑psychologique : Carlo présente de nombreuses adaptations dites négatives de la verticalité, dont la plus évidente est une forte lordose cervicale, se manifestant par une posture typique de la « tête en avant ». Il présente également des jambes en O (genoux varum), probablement à l’origine de ses douleurs aux pieds, qui doivent compenser cette adaptation — phénomène accentué par la pratique intensive de la course à pied. Son corps est globalement assez spastique et tendu. Je m’interroge d’ailleurs sur sa capacité à poursuivre des marathons importants sans risquer d’aggraver ces compensations.
Fils de maçon et issu d’une seconde génération d’immigrés en Suisse, Carlo s’est juré de « réussir » sa vie. Volontaire, déterminé et ambitieux, il laisse peu de place à l’improvisation ou à la fantaisie dans son emploi du temps. Cette rigueur, qui l’a porté loin professionnellement et sportivement, semble aussi avoir contribué à rigidifier son corps et son rapport à l’effort.
Soins morphologiques : Sa posture très avachie est la conséquence d’une vie marquée par le stress, qui a fortement impacté son diaphragme. Pour compenser et pouvoir respirer lorsqu’il court, son corps a développé des mécanismes de substitution. En réalité, Carlo supporte très mal la position couchée sur le dos : elle « tire » sur sa musculature et lui donne l’impression d’être écrasé au niveau de la poitrine. Je place donc deux serviettes repliées sous sa tête afin de lui permettre de respirer plus librement. Le traitement avec Carlo est difficile : il ne se laisse pas vraiment aller. Au lieu de se détendre, il pratique le Souffle profond et les postures comme s’il s’agissait d’exercices de gymnastique, en forçant, persuadé qu’il peut accélérer son rétablissement par la volonté.
Soins psychologiques : Sans une remise en question fondamentale de son mode de vie, Carlo se dirige vers une catastrophe au niveau de ses disques intervertébraux — voire davantage. Son tempérament volontaire et combatif masque en réalité un fond dépressif contre lequel il lutte par l’action permanente. Je décide de suspendre le traitement après seulement trois rencontres et l’invite à reprendre contact lorsqu’il sera prêt à envisager de véritables changements dans son mode de vie.
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